Dès ses origines, l’Église, à la suite de son Seigneur, « venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10, 10) a eu une attention particulière pour les personnes malades, handicapées ou en situation de pauvreté.

À chacun, elle a tenté d’apporter aide et soutien. Elle s’est efforcée de permettre de retrouver dignité et de reprendre place dans la société ; si des chrétiens accueillaient et soignaient, ils assistaient et accompagnaient également de leurs prières leurs frères souffrants ou mourants, se souvenant en cela de la lettre de saint Jacques : Si l’un de vous endure une souffrance, qu’il prie… Si quelqu’un est joyeux, Qu’il chante le Seigneur. Si l’un de vous est malade. Qu’il fasse venir les prêtres de l’Église ; Ils prieront sur lui après avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade ; le Seigneur le relèvera et s’il est coupable de péchés il recevra le pardon. [Jc 5, 13-15.]

Les rituels des premiers siècles sont riches d’enseignements sur les secours spirituels apportés aux malades. Ils nous rappellent que, d’une part, l’onction sacramentelle n’avait pas pour seul but la guérison du corps, mais qu’elle voulait, en Christ, être salut et relèvement et, d’autre part, qu’à côté de l’onction des malades, nos aînés dans la foi tenaient en honneur le viatique et la visite des malades. A. Chavasse fait remarquer à ce sujet que les rituels anciens : « définissent avec une ampleur inusitée et une attentive délicatesse, la conduite du pasteur à l’égard des malades, les moyens pratiques d’assurer efficacement cette importante fonction, et les orientations spirituelles de cette visite essentiellement pastorale (1) ».

En dehors du dimanche de la santé, en Février, où nous célébrons ce sacrement durant la messe du dimanche, tout chrétien durement éprouvé dans sa santé physique ou morale peut demander à recevoir le sacrement des malades. Dans la plupart des cas, ce sera donc à domicile. Le sacrement des malades est un sacrement de guérison, que celle-ci porte sur la santé corporelle ou sur la foi du malade en Christ Sauveur.

Une vidéo sur ce sacrement :

 

Touche nos oreilles nous entendrons

Je m’abandonne en toi –  Mon Père en toi je me confie